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vendredi, 31 mars 2006

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Cette derniere note, ecrite a la lueur d'une deprime du soir (espoir), resonne bizaremment apres un enorme petit dejeuner sur le toit innonde de soleil dominant tout Barcelone.

Non je suis pas deprimee, non je ne depend pas de Brasiliano (naaan!), non je ne suis pas une petite vieille avant l'age qui est petrifiee de sortir de chez elle! J'aime la nouveaute, j'adore voyager, tout ceci n'est qu'un enorme malentendu!

Ce que j'ai ecrit hier reste vrai, mais necessite d'etre nuance. 

Les jolies colonies de vacances

Je vous ecrit de Barcelone.

Barcelone!? Mais c'est magnifique, vous exclamerez vous! Quelle jeune fille imprevisible et bourree de charme! vous empresserez vous d'ajouter, un brin envieux.

Je sais, c'est bien gentil, si, si ca fait plaisir a entendre, mais... non.

Me voila, penchee sur la balustrade du balcon de ma copine, observant le soleil qui decline sur Torrent des Flores (ou Torres des Florent? Dans ce gout la) et les fleurs qui degoulinent des terasses - et tout ce que je pense est que je suis bien seule dans ce monde.

Je suis prise du syndrome Colonie-De-Vacances, comme cela arrive souvent (trop souvent pour une jeune femme de mon age respectable) depuis mes 8 ans, lorsque je m'eloigne de chez moi.

C'est un mal absolument indescriptible, mais qui prend aux tripes et qui est encore accru par le ridicule de la chose. Je ne sais pas si qui que ce soit a deja ressenti la meme chose car je me suis bien garde d'aborder le sujet - jamais.

Je me sens mal dans presque toutes les maisons sauf la mienne (la mienne actuelle, pas meme chez mes parents ou chez mon mec), ou il me faut passer un minimum de temps (disons une nuit).

Je n'ai pas mes affaires, je ne sais pas ou se trouvent les choses, je transporte ma trousse de toilette de ma valise a la salle de bain, la pose tant bien que mal entre la poubelle et les chiottes, tout est hideusement nouveau, du fonctionnement de la douche et de son rideau a l'accrochage de la serviette... Tout parait moche, vieux, sale.

Dans un hotel, le probleme ne se pose pas, personne n'y vit, tout y est impersonalise au possible.

Avant que vous n'ayez une idee de moi completement gachee, je tiens a preciser que je n'en fait pas tout un plat comme ca en a l'air en le lisant. Ces penses sont juste la, dans un coin de ma tete. Je prend tout de meme ma douche et trois minutes apres j'ai tout oublie. Mais c'est tout de meme la. Je n'arrive pas a ete a l'aise ailleurs que chez moi (ou a l'hotel, bizarrement, comme indique plus haut).

En colo, ca prenait la forme de "ma momaaaan me manque" (je l'appelais trois fois par jours en lui vagissant de venir me chercher), maintenant c'est plus delicat.

J'ai tente "Brasiliano me manque", ce qui est vrai - pas une seule fois aujourd'hui je n'ai decouvert une belle chose sans regretter instantanement qu'il ne soit pas la pour la partager avec moi - mais en reflechissant, si j'etais avec lui la, a Londres, qu'est ce qu'on ferait? Rien. On serait vautre dans ma chambre, peut etre en train de s'engueulouner (c'est quand on s'engueule pas mais que c'est un brin tendu), ou de regarder un film, dans tous les cas rien de bien extraordinaire.

C'est a ce moment la de pensee lors de ma clope-sur-le-balcon que la verite m'a frappee: j'ai quelques personnes precieuses dans ma vie, mais aucunes ne me semblent comme un support, un soutien essentiel, une ame-soeur oserais-je dire.

J'ai des potes a Londres. Des potes, pas plus. J'ai des amis en France. En France, donc...

J'aime Brasiliano de tout mon coeur, je suis totalement folle de lui pour etre honnete, sauf quand je me devoile la face un instant. Il est adorable, certes, mais ses defauts ne sont pas invisibles, et ne l'aimerais-je pas justement parce qu'il est mon seul "soutien" a Londres, la seule personne qui s'occupe de moi et m'accompagne au quotidien?

Et en tant que soutien ben en fait bof, je ne vais pas me lancer sur le sujet mais il laisse parfois a desirer de ce cote la.

 

Je sais pas pourquoi je laisse mes pensees derriver ainsi, au lieu de tout simplement savourer ma clope, de quitter le balcon et d'aller profiter de Barcelona by night...!

 

 

(encore une fois, les mots m'emprisonnent, et je n'ai pas pu exprimer le quart de ce que je ressens reellement actuellement... Vais me coucher, on verra demain. Et, oui, Barcelone est magnifique!)

mercredi, 15 mars 2006

Attention, strangulation en vue

Je ne supporte plus mon coloc.

 

Avant lui, je n'avais jamais rencontre quelqu'un qui ne faisait jamais sa vaisselle et qui, face a Laura et moi lui balancant a la tete sa casserole ou macerent des crevettes et du riz depuis une dizaine de jours (qui aurait pense que le riz pouvait avoir un tel parfum? Ce fut une decouverte scientifiquement interessante), NIE tout bonnement avoir tout lien avec le sujet, et surencherit en disant que NOUS nous ne lavons jamais notre vaisselle et qu'il n'en peut plus de nettoyer derriere nous.

Que faire d'autre qu'eclater d'un rire franc, rire qui se ternit assez rapidement cependant, la mauvaise foi me donnant un sentiment d'impuissance terrible et peut a long terme me faire peter un cable (le pire c'est que je sais pas comment dire mauvaise foi en anglais).

Et meme quand a la fin, il se dirige vers l'evier, non sans avoir rale non-stop et claque quelques portes (il a 28 ans..), c'est tellement mal lave qu'il faut tout refaire de toute facon. La vaisselle a l'anglaise consiste apparement a remplir l'evier d'eau savonneuse, d'y tremper brievement l'assiette sale et de la reposer aussitot triomphalement sur l'egouttoir... Une eponge? Ben... pourquoi?

J'ai essaye de lui mettre le nez dedans, comme mon pere avec le chat quand il pissait, mais pour lui une casserole au fond brule et aux bords macules de soupe sechee est parfaitement propre ("You must be joking!?", il m'a dit).

C'est decourageant, et assez triste de voir qu'une sinistre histoire de menage degrade toute l'atmosphere de l'appart, jusque la occupe uniquement par des colocs-potes. Enfin, quand il daigne venir dans "les parties communes", parce qu'il passe le plus clair de son temps dans sa chambre a ecouter de la techno/house (ca me convient dans un club, mais dans ma chambre, 24h/24?? L'horreur), meme pour manger ses sales crevettes avec son riz (il n'aere jamais, ni meme ouvre les rideaux, vous imaginez l'odeur... L'air est presque epais).

 

lundi, 13 mars 2006

Poor little rich girl

J'ai appris aujourd'hui que je n'aurais apparemment pas de pay raise malgre que ce fut le riant anniversaire de mon contrat il y a deux semaines.

Je suis peut etre d'une naivete affligeante (mais non, allons, allons) de decouvrir le monde du travail a presque 26 ans. Enfin, si on peut appeller cette occupation un travail, mais je veux dire dans le sens ou je ne suis jamais restee aussi longtemps dans une entreprise auparavant.

Je ne dis pas qu'on s'acharne comme des malades, que c'est tres fatiguant, qu'on s'epuise le cerveau (ha! ha!) mais on bosse. Huit heures. On nettoie, on marche des kilometres, on porte des cartons, on pousse des autos (oui, ok, tamponeuses, mais merde), on se tappe des clients odieux et la mauvaise humeur des techniciens.

Et en echange, on a 5 malheureuses livres 30 par heure (avant taxes...), et c'est tout, meme pas un peu de consideration, de liberte, d'initiative (meme l'initiative de decider - soyons fou - de marcher en rond sans aucun but ni interet au 2eme etage au lieu du premier), voire du plus elementaire respect de la part du management.

Ni de pay raise, donc.

 

La travel card augmente, tout augmente (ma bonne dame) mais pas mon salaire. Apres avoir paye les basiques (transport, loyer, lunch, electricite, portable, mininum pour dinner + petit dej) il ne me reste absolument plus rien.

Je ne demande pas qu'on fonde en larmes et m'envoie des cheques (mmhh...), je suis juste totalement epuisee d'avoir a compter sur tout.

 

PS, je sais, je sais, "change de boulot". Je sais.

Je veux juste tirer les derniers avantages de celui la, prendre 2 semaines de conges en mai et ne jamais revenir. Excuse pour retarder le processus? Mhhh... Ptet.

Hu! hu! hu!

Apres des mois de supplications et d'humiliations diverses pratiquees sur mon corps soumi, j'ai finalement convaincu Brasiliano que lui appliquer du vernis (couleur rose pale-pouffiasse) sur les orteils serait une experience extremement amusante.

J'ai judicieusement attendu d'avoir fini le dernier ongle, le petit, pour lui annoncer que je n'avais pas de dissolvant, et une chose en entrainant une autre, le vernis est reste exalter la beaute de son pied (un seul, je n'ai pas eu le coeur de lui imposer l'autre).

Cette annecdote ne serait pas follement drole (mais quand meme assez drole, avouons le) si, quelque jours plus tard, il s'etait pas recu violemment Time Crisis 2 sur le molet, au boulot, et que la seule manager femelle soit venu lui faire un pansement! Ark! Ark!